Sukajan Japan 'Ryu Yokohama'
Sukajan Japan Ryu Yokohama dans les ruelles portuaires où est née la veste brodée d'après-guerre
Si Yokosuka est officiellement la ville qui a donné son nom au sukajan, Yokohama voisine n'est pas moins importante dans l'histoire de la pièce. C'est dans cette ville portuaire, première ouverte aux étrangers en 1859, que se sont concentrés les premiers ateliers de broderie qui ont produit les sukajan d'après-guerre. Le quartier de Honchō autour du port, et plus particulièrement la rue Motomachi, abritait dans les années 1950 plusieurs dizaines de tailleurs spécialisés dans la broderie souvenir, dont les noms — Hayashida, Tailor Toyo, Houston — sont devenus des références pour les collectionneurs contemporains.
Cette concentration géographique avait des raisons pratiques. Yokohama abritait l'un des principaux bases militaires américaines de la côte Pacifique, et les soldats US y faisaient escale par milliers chaque mois. Le port était également un point de transit vers les autres bases japonaises, ce qui assurait un flux continu de clients aux ateliers locaux. Cette économie de l'après-guerre a fait des artisans brodeurs yokohamaïtes les inventeurs du sukajan tel qu'on le connaît, avant que la pratique ne se diffuse vers Yokosuka, Tokyo et le reste du Japon.
Le dragon brodé sur cette pièce — ryu — fait partie des motifs les plus représentés dans les sukajan de Yokohama des années 1950. Composition serpentine, écailles travaillées en relief, posture qui évoque autant la sagesse que la force : tous les codes iconographiques traditionnels sont présents, dans une lecture qui dialogue directement avec les pièces historiques produites dans le quartier portuaire à l'âge d'or du sukajan d'après-guerre.
Côté taille, comptez une mesure au-dessus de votre référence habituelle, l'ampleur du sukajan l'exige. Un sukajan dragon qui assume sa filiation géographique avec Yokohama plutôt qu'avec Yokosuka généralement plus médiatisée, pour les amateurs d'histoire vestimentaire qui apprécient la précision des origines réelles de la pièce.
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Description
Sukajan Japan Ryu Yokohama dans les ruelles portuaires où est née la veste brodée d'après-guerre
Si Yokosuka est officiellement la ville qui a donné son nom au sukajan, Yokohama voisine n'est pas moins importante dans l'histoire de la pièce. C'est dans cette ville portuaire, première ouverte aux étrangers en 1859, que se sont concentrés les premiers ateliers de broderie qui ont produit les sukajan d'après-guerre. Le quartier de Honchō autour du port, et plus particulièrement la rue Motomachi, abritait dans les années 1950 plusieurs dizaines de tailleurs spécialisés dans la broderie souvenir, dont les noms — Hayashida, Tailor Toyo, Houston — sont devenus des références pour les collectionneurs contemporains.
Cette concentration géographique avait des raisons pratiques. Yokohama abritait l'un des principaux bases militaires américaines de la côte Pacifique, et les soldats US y faisaient escale par milliers chaque mois. Le port était également un point de transit vers les autres bases japonaises, ce qui assurait un flux continu de clients aux ateliers locaux. Cette économie de l'après-guerre a fait des artisans brodeurs yokohamaïtes les inventeurs du sukajan tel qu'on le connaît, avant que la pratique ne se diffuse vers Yokosuka, Tokyo et le reste du Japon.
Le dragon brodé sur cette pièce — ryu — fait partie des motifs les plus représentés dans les sukajan de Yokohama des années 1950. Composition serpentine, écailles travaillées en relief, posture qui évoque autant la sagesse que la force : tous les codes iconographiques traditionnels sont présents, dans une lecture qui dialogue directement avec les pièces historiques produites dans le quartier portuaire à l'âge d'or du sukajan d'après-guerre.
Côté taille, comptez une mesure au-dessus de votre référence habituelle, l'ampleur du sukajan l'exige. Un sukajan dragon qui assume sa filiation géographique avec Yokohama plutôt qu'avec Yokosuka généralement plus médiatisée, pour les amateurs d'histoire vestimentaire qui apprécient la précision des origines réelles de la pièce.