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Éventail en Bois 'Sakura'

Éventail en Bois 'Sakura'

Un sensu gris-bleu orné d'une branche de sakura rose et blanc

La palette gris-bleu de ce sensu — proche du nezumi-iro (鼠色, « couleur souris ») dans le vocabulaire chromatique japonais classique — figure parmi les teintes les plus subtiles de la palette traditionnelle. Cette nuance neutre, ni totalement grise ni totalement bleue, évoque les ciels nuageux de fin avril quand les cerisiers commencent à perdre leurs pétales sous les premières pluies printanières. Le nezumi-iro était particulièrement prisé à l'ère Edo (1603-1868) — les artisans textiles développèrent plus de 100 nuances différentes de gris (jūhachi-iro nezumi, les « 18 souris ») pour les kimonos masculins sobres.

Cette pièce déploie sur le fond gris-bleu une composition florale particulièrement délicate : une branche de cerisier aux fleurs roses et blanches s'étendant horizontalement sur la moitié supérieure, accompagnée de quelques petits papillons. La répartition compositionnelle — branche horizontale, espace neutre dominant en bas — respecte le principe du fukinsei (asymétrie). La précision du dessin des fleurs évoque les peintures de l'école Maruyama-Shijō d'Ōkyo Maruyama (1733-1795) qui révolutionna la peinture florale japonaise par son naturalisme accru.

Le concept de mono no aware (物の哀れ, « pathos des choses ») — déjà évoqué dans plusieurs fiches précédentes mais central pour cette pièce — mérite une attention particulière. Cette sensibilité aiguë à la beauté éphémère, théorisée par le philosophe Motoori Norinaga (1730-1801), structure profondément l'esthétique japonaise depuis le Genji Monogatari. Le sakura tombant sur fond gris incarne parfaitement cette grammaire mélancolique — la fleur la plus belle annonce déjà sa disparition par sa chute prochaine. Cette pièce porte donc une grammaire poétique majeure.

Portez ce sensu lors des sorties printanières tardives (fin avril, quand les sakura tombent), des cérémonies de chanoyu en saison de fin du sakura, des soirées contemplatives au crépuscule. Il s'associe particulièrement bien à un yukata féminin gris pâle, un kimono d'intérieur en lin nezumi-iro, ou une robe en mousseline gris-bleu pour une silhouette poétique mélancolique. La palette gris-bleu-rose convient aux ambiances contemplatives et porteuses de mono no aware. Particulièrement adapté aux jeunes femmes amatrices de littérature japonaise classique (Genji Monogatari, Sarashina Nikki), aux pratiquantes de chanoyu de fin de printemps, aux passionnées de mono no aware et de philosophie japonaise, aux voyageuses ayant vécu les hanami pluvieux de Kyoto, et aux esthètes attirées par les pièces aux palettes mélancoliques et porteuses d'une vraie densité poétique.

$10.19

Original : $29.10

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Description

Un sensu gris-bleu orné d'une branche de sakura rose et blanc

La palette gris-bleu de ce sensu — proche du nezumi-iro (鼠色, « couleur souris ») dans le vocabulaire chromatique japonais classique — figure parmi les teintes les plus subtiles de la palette traditionnelle. Cette nuance neutre, ni totalement grise ni totalement bleue, évoque les ciels nuageux de fin avril quand les cerisiers commencent à perdre leurs pétales sous les premières pluies printanières. Le nezumi-iro était particulièrement prisé à l'ère Edo (1603-1868) — les artisans textiles développèrent plus de 100 nuances différentes de gris (jūhachi-iro nezumi, les « 18 souris ») pour les kimonos masculins sobres.

Cette pièce déploie sur le fond gris-bleu une composition florale particulièrement délicate : une branche de cerisier aux fleurs roses et blanches s'étendant horizontalement sur la moitié supérieure, accompagnée de quelques petits papillons. La répartition compositionnelle — branche horizontale, espace neutre dominant en bas — respecte le principe du fukinsei (asymétrie). La précision du dessin des fleurs évoque les peintures de l'école Maruyama-Shijō d'Ōkyo Maruyama (1733-1795) qui révolutionna la peinture florale japonaise par son naturalisme accru.

Le concept de mono no aware (物の哀れ, « pathos des choses ») — déjà évoqué dans plusieurs fiches précédentes mais central pour cette pièce — mérite une attention particulière. Cette sensibilité aiguë à la beauté éphémère, théorisée par le philosophe Motoori Norinaga (1730-1801), structure profondément l'esthétique japonaise depuis le Genji Monogatari. Le sakura tombant sur fond gris incarne parfaitement cette grammaire mélancolique — la fleur la plus belle annonce déjà sa disparition par sa chute prochaine. Cette pièce porte donc une grammaire poétique majeure.

Portez ce sensu lors des sorties printanières tardives (fin avril, quand les sakura tombent), des cérémonies de chanoyu en saison de fin du sakura, des soirées contemplatives au crépuscule. Il s'associe particulièrement bien à un yukata féminin gris pâle, un kimono d'intérieur en lin nezumi-iro, ou une robe en mousseline gris-bleu pour une silhouette poétique mélancolique. La palette gris-bleu-rose convient aux ambiances contemplatives et porteuses de mono no aware. Particulièrement adapté aux jeunes femmes amatrices de littérature japonaise classique (Genji Monogatari, Sarashina Nikki), aux pratiquantes de chanoyu de fin de printemps, aux passionnées de mono no aware et de philosophie japonaise, aux voyageuses ayant vécu les hanami pluvieux de Kyoto, et aux esthètes attirées par les pièces aux palettes mélancoliques et porteuses d'une vraie densité poétique.