


Éventail Japonais Noir 'Sukuna'
Un sensu noir orné d'une branche de prunier blanche en bouquet
L'esthétique nocturne du sensu noir avec motifs floraux blancs dialogue avec une tradition picturale japonaise particulièrement raffinée : les paravents byōbu peints à fond noir laqué avec des motifs blancs poudrés (haku-byō). Cette technique, particulièrement développée à l'époque Momoyama-Edo (XVIe-XVIIe siècles), permettait de créer des compositions d'une intensité visuelle exceptionnelle — les fleurs blanches sur fond noir éclatant capturent immédiatement le regard. Cette grammaire chromatique se retrouve sur les obi de cérémonie, les laques urushi nuptiales, et certains kimonos formels du soir.
Cette pièce déploie une branche de prunier en fleurs blanches (ume) délicatement esquissée sur le fond noir. Le motif occupe le tiers supérieur de l'éventail, laissant l'espace bas dans une obscurité pure qui équilibre la composition selon les principes du ma (espace négatif) particulièrement vénéré dans l'esthétique japonaise. Les nuances dorées en arrière-plan apportent un halo lumineux subtil qui évoque la lune voilée derrière les branches fleuries — image récurrente de la poésie haïku.
L'ume (梅) — prunier japonais — fleurit dès février-mars, bien avant les sakura, alors que la neige couvre encore les sols. Cette précocité fait du prunier le symbole par excellence de la persévérance et de l'espoir : il offre sa floraison en pleine adversité hivernale, annonçant le printemps imminent. L'ume figure parmi les Trois Amis de l'Hiver avec le pin et le bambou, et constitue l'un des sujets favoris de la poésie classique japonaise (notamment dans le Man'yōshū du VIIIe siècle où il est l'une des fleurs les plus chantées).
Portez ce sensu lors des soirées d'hiver festives, des cérémonies de chanoyu de fin d'hiver, des fêtes du Nouvel An (oshōgatsu) qui célèbrent traditionnellement le prunier précoce. Plus contemporainement, il s'associe avec un kimono d'intérieur sombre, un haori en laine ou une tenue formelle de soirée. Le contraste noir-blanc-or dialogue avec les pièces minimalistes contemporaines (Comme des Garçons, Yohji Yamamoto, Junya Watanabe). Particulièrement adapté aux esthètes amateurs de poésie haïku (Bashō, Buson, Issa qui ont tous écrit sur l'ume), aux pratiquants de chanoyu en saison hivernale, aux passionnés de Yukio Mishima et de littérature japonaise classique, et aux esprits qui apprécient les pièces aux contrastes dramatiques et porteuses d'une vraie densité poétique.
Original : $29.10
-65%$29.10
$10.19Informations sur le produit
Informations sur le produit
Livraison et retours
Livraison et retours
Description
Un sensu noir orné d'une branche de prunier blanche en bouquet
L'esthétique nocturne du sensu noir avec motifs floraux blancs dialogue avec une tradition picturale japonaise particulièrement raffinée : les paravents byōbu peints à fond noir laqué avec des motifs blancs poudrés (haku-byō). Cette technique, particulièrement développée à l'époque Momoyama-Edo (XVIe-XVIIe siècles), permettait de créer des compositions d'une intensité visuelle exceptionnelle — les fleurs blanches sur fond noir éclatant capturent immédiatement le regard. Cette grammaire chromatique se retrouve sur les obi de cérémonie, les laques urushi nuptiales, et certains kimonos formels du soir.
Cette pièce déploie une branche de prunier en fleurs blanches (ume) délicatement esquissée sur le fond noir. Le motif occupe le tiers supérieur de l'éventail, laissant l'espace bas dans une obscurité pure qui équilibre la composition selon les principes du ma (espace négatif) particulièrement vénéré dans l'esthétique japonaise. Les nuances dorées en arrière-plan apportent un halo lumineux subtil qui évoque la lune voilée derrière les branches fleuries — image récurrente de la poésie haïku.
L'ume (梅) — prunier japonais — fleurit dès février-mars, bien avant les sakura, alors que la neige couvre encore les sols. Cette précocité fait du prunier le symbole par excellence de la persévérance et de l'espoir : il offre sa floraison en pleine adversité hivernale, annonçant le printemps imminent. L'ume figure parmi les Trois Amis de l'Hiver avec le pin et le bambou, et constitue l'un des sujets favoris de la poésie classique japonaise (notamment dans le Man'yōshū du VIIIe siècle où il est l'une des fleurs les plus chantées).
Portez ce sensu lors des soirées d'hiver festives, des cérémonies de chanoyu de fin d'hiver, des fêtes du Nouvel An (oshōgatsu) qui célèbrent traditionnellement le prunier précoce. Plus contemporainement, il s'associe avec un kimono d'intérieur sombre, un haori en laine ou une tenue formelle de soirée. Le contraste noir-blanc-or dialogue avec les pièces minimalistes contemporaines (Comme des Garçons, Yohji Yamamoto, Junya Watanabe). Particulièrement adapté aux esthètes amateurs de poésie haïku (Bashō, Buson, Issa qui ont tous écrit sur l'ume), aux pratiquants de chanoyu en saison hivernale, aux passionnés de Yukio Mishima et de littérature japonaise classique, et aux esprits qui apprécient les pièces aux contrastes dramatiques et porteuses d'une vraie densité poétique.





















