


Éventail Rond Japonais 'Nagano'
Un uchiwa rond blanc orné d'un prunier en fleurs et de calligraphie
La peinture de prunier (ume-zu 梅図) figure parmi les sujets les plus vénérés du sumi-e et de la peinture japonaise classique. Le prunier, déjà décrit dans plusieurs fiches précédentes (Honiko, Sukuna), incarne la persévérance et l'espoir par sa floraison hivernale précoce. Cette pièce reproduit l'esthétique du sumi-e traditionnel : tronc et branches esquissés à l'encre noire avec quelques touches rouges pour les fleurs, sur fond blanc immaculé. Cette grammaire monochrome+accent rouge dialogue avec les peintures du grand maître Hakuin Ekaku (1686-1768), moine zen et peintre prolifique qui peignit des centaines de pruniers.
Cette pièce déploie sur le fond blanc un prunier élancé aux branches noueuses et tordues caractéristiques, accompagné de petites fleurs roses délicates en éclosion progressive, et de calligraphie classique sur la gauche. La grammaire compositionnelle évoque les peintures d'Ogata Kōrin (1658-1716), maître de l'école Rinpa qui peignit le fameux Pruniers rouge et blanc (Kōhakubai-zu byōbu) — paravent classé Trésor National japonais. Le bord de l'éventail est encadré par une fine ligne sombre qui structure visuellement la composition.
La tradition du baikei (梅見, « contemplation des pruniers ») mérite une attention particulière. Avant que le hanami sakura ne devienne la tradition dominante (à partir de l'époque Heian), c'était le baikei ume qui structurait la sociabilité aristocratique japonaise. La cour de Heian-kyō (Kyoto) organisait des fêtes de baikei en février-mars dans les vergers de pruniers, où les nobles composaient des poèmes waka sous les fleurs précoces. Cette tradition se perpétue aujourd'hui dans certains sanctuaires (notamment Kitano Tenmangū à Kyoto, déjà mentionné) qui organisent des baikasai (festivals des pruniers) en saison.
Portez cet uchiwa lors des sorties hivernales tardives et début du printemps (février-mars, saison des pruniers), des cérémonies de chanoyu en saison du baikasai, des soirées contemplatives. Il peut également servir de décoration murale dans un intérieur épuré, dialogant avec l'esthétique zen contemporaine. Particulièrement adapté aux passionnés de sumi-e (amateurs adultes pratiquant la peinture à l'encre), aux pratiquants de zazen (le prunier est l'un des sujets zen par excellence), aux étudiants en philosophie zen (Hakuin Ekaku), aux voyageurs ayant arpenté Kitano Tenmangū en saison du baikasai, et aux esthètes attirés par les pièces aux compositions épurées et porteuses d'une vraie densité spirituelle.
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Description
Un uchiwa rond blanc orné d'un prunier en fleurs et de calligraphie
La peinture de prunier (ume-zu 梅図) figure parmi les sujets les plus vénérés du sumi-e et de la peinture japonaise classique. Le prunier, déjà décrit dans plusieurs fiches précédentes (Honiko, Sukuna), incarne la persévérance et l'espoir par sa floraison hivernale précoce. Cette pièce reproduit l'esthétique du sumi-e traditionnel : tronc et branches esquissés à l'encre noire avec quelques touches rouges pour les fleurs, sur fond blanc immaculé. Cette grammaire monochrome+accent rouge dialogue avec les peintures du grand maître Hakuin Ekaku (1686-1768), moine zen et peintre prolifique qui peignit des centaines de pruniers.
Cette pièce déploie sur le fond blanc un prunier élancé aux branches noueuses et tordues caractéristiques, accompagné de petites fleurs roses délicates en éclosion progressive, et de calligraphie classique sur la gauche. La grammaire compositionnelle évoque les peintures d'Ogata Kōrin (1658-1716), maître de l'école Rinpa qui peignit le fameux Pruniers rouge et blanc (Kōhakubai-zu byōbu) — paravent classé Trésor National japonais. Le bord de l'éventail est encadré par une fine ligne sombre qui structure visuellement la composition.
La tradition du baikei (梅見, « contemplation des pruniers ») mérite une attention particulière. Avant que le hanami sakura ne devienne la tradition dominante (à partir de l'époque Heian), c'était le baikei ume qui structurait la sociabilité aristocratique japonaise. La cour de Heian-kyō (Kyoto) organisait des fêtes de baikei en février-mars dans les vergers de pruniers, où les nobles composaient des poèmes waka sous les fleurs précoces. Cette tradition se perpétue aujourd'hui dans certains sanctuaires (notamment Kitano Tenmangū à Kyoto, déjà mentionné) qui organisent des baikasai (festivals des pruniers) en saison.
Portez cet uchiwa lors des sorties hivernales tardives et début du printemps (février-mars, saison des pruniers), des cérémonies de chanoyu en saison du baikasai, des soirées contemplatives. Il peut également servir de décoration murale dans un intérieur épuré, dialogant avec l'esthétique zen contemporaine. Particulièrement adapté aux passionnés de sumi-e (amateurs adultes pratiquant la peinture à l'encre), aux pratiquants de zazen (le prunier est l'un des sujets zen par excellence), aux étudiants en philosophie zen (Hakuin Ekaku), aux voyageurs ayant arpenté Kitano Tenmangū en saison du baikasai, et aux esthètes attirés par les pièces aux compositions épurées et porteuses d'une vraie densité spirituelle.























