
Ombrelle Japonaise Bambou 'Take-Amino'
Une ombrelle wagasa jaune ornée d'une dame en kimono blanc et rouge
L'iconographie bijin-ga sur fond jaune — palette particulièrement vénérée à l'époque Edo tardive — fut popularisée par les grands maîtres ukiyo-e Utagawa Kunisada (1786-1865) et Utagawa Kuniyoshi (1797-1861). Le jaune dominant — appelé kihada-iro (黄檗色, « couleur d'écorce de phellodendron ») dans le vocabulaire chromatique japonais — évoque immédiatement les paysages d'or des paravents kinpaku-byōbu cérémoniels, et symbolise la noblesse impériale (rappelons que le jaune fut historiquement la couleur réservée à l'empereur chinois et japonais).
Cette pièce déploie sur le fond jaune doré dégradé une dame en kimono particulièrement raffiné : kimono blanc-crème principal aux motifs floraux roses délicats, sous-couches rouges et noires visibles, obi noir-vert orné de motifs floraux argentés à grand nœud arrière, coiffure mage avec ornement kanzashi rouge, gestuelle pudique mains croisées sur la poitrine. La scène intègre également une roue de charrette (à gauche) qui évoque l'activité quotidienne des élégantes Edo, ainsi que des plantes stylisées (iris ou orchidées). La précision du dessin évoque les peintures de Tsukioka Yoshitoshi (1839-1892).
Le terme take-amino évoque le bambou (take 竹) tressé en amino (網, « filet »). Cette association linguistique dialogue avec la structure même du wagasa, qui combine un tissu washi tendu sur une armature de bambou — l'objet incarne donc la rencontre matérielle entre le tissu peint et le bambou tressé. Cette grammaire bambou-papier figure parmi les inventions techniques les plus emblématiques de l'artisanat japonais, perpétuée depuis le VIIe siècle dans les ateliers traditionnels (notamment ceux de Kyoto et de Gifu).
Optez pour cette ombrelle wagasa comme pièce maîtresse de la décoration d'un intérieur féminin cultivé (suspendue à un mur, exposée comme peinture circulaire encadrée), comme accessoire des cérémonies de chanoyu de haut niveau, ou comme accessoire pour les visites de musées d'art ukiyo-e (Tokyo National Museum, Museum of Modern Art Tokyo). La fragilité du papier washi limite l'usage extérieur. Particulièrement adaptée aux amatrices de bijin-ga classique (Utagawa Kunisada, Kuniyoshi, Yoshitoshi), aux pratiquantes de chanoyu de l'école Urasenke, aux passionnées de mode féminine japonaise traditionnelle (Edo, Bakumatsu, Meiji), aux voyageuses ayant arpenté Asakusa Tokyo (quartier historique des bijin-ga), et aux esthètes attirées par les pièces aux références historico-artistiques précises.
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Description
Une ombrelle wagasa jaune ornée d'une dame en kimono blanc et rouge
L'iconographie bijin-ga sur fond jaune — palette particulièrement vénérée à l'époque Edo tardive — fut popularisée par les grands maîtres ukiyo-e Utagawa Kunisada (1786-1865) et Utagawa Kuniyoshi (1797-1861). Le jaune dominant — appelé kihada-iro (黄檗色, « couleur d'écorce de phellodendron ») dans le vocabulaire chromatique japonais — évoque immédiatement les paysages d'or des paravents kinpaku-byōbu cérémoniels, et symbolise la noblesse impériale (rappelons que le jaune fut historiquement la couleur réservée à l'empereur chinois et japonais).
Cette pièce déploie sur le fond jaune doré dégradé une dame en kimono particulièrement raffiné : kimono blanc-crème principal aux motifs floraux roses délicats, sous-couches rouges et noires visibles, obi noir-vert orné de motifs floraux argentés à grand nœud arrière, coiffure mage avec ornement kanzashi rouge, gestuelle pudique mains croisées sur la poitrine. La scène intègre également une roue de charrette (à gauche) qui évoque l'activité quotidienne des élégantes Edo, ainsi que des plantes stylisées (iris ou orchidées). La précision du dessin évoque les peintures de Tsukioka Yoshitoshi (1839-1892).
Le terme take-amino évoque le bambou (take 竹) tressé en amino (網, « filet »). Cette association linguistique dialogue avec la structure même du wagasa, qui combine un tissu washi tendu sur une armature de bambou — l'objet incarne donc la rencontre matérielle entre le tissu peint et le bambou tressé. Cette grammaire bambou-papier figure parmi les inventions techniques les plus emblématiques de l'artisanat japonais, perpétuée depuis le VIIe siècle dans les ateliers traditionnels (notamment ceux de Kyoto et de Gifu).
Optez pour cette ombrelle wagasa comme pièce maîtresse de la décoration d'un intérieur féminin cultivé (suspendue à un mur, exposée comme peinture circulaire encadrée), comme accessoire des cérémonies de chanoyu de haut niveau, ou comme accessoire pour les visites de musées d'art ukiyo-e (Tokyo National Museum, Museum of Modern Art Tokyo). La fragilité du papier washi limite l'usage extérieur. Particulièrement adaptée aux amatrices de bijin-ga classique (Utagawa Kunisada, Kuniyoshi, Yoshitoshi), aux pratiquantes de chanoyu de l'école Urasenke, aux passionnées de mode féminine japonaise traditionnelle (Edo, Bakumatsu, Meiji), aux voyageuses ayant arpenté Asakusa Tokyo (quartier historique des bijin-ga), et aux esthètes attirées par les pièces aux références historico-artistiques précises.























