

Maneki Neko Tirelire 'Daruma'
Une tirelire maneki couché tenant deux pièces sapèques chinoises
Avant la modernisation monétaire de l'ère Meiji et l'adoption du yen en 1871, le Japon utilisait depuis le XIIe siècle des pièces de monnaie sapèques (kōsen, 古銭) d'inspiration chinoise — petites pièces rondes percées d'un trou carré au centre, permettant de les enfiler sur un cordon par dizaines ou centaines. La forme rond-carré n'était pas fortuite : selon la cosmologie taoïste, elle représentait l'union du Ciel (rond) et de la Terre (carré). Ces pièces — particulièrement les kanei tsūhō émises de 1626 à 1868 — restent aujourd'hui des amulettes porte-bonheur traditionnelles, vendues dans les sanctuaires sous forme de chapelets.
Cette tirelire est singulière dans la collection : le chat ne se tient pas en posture assise classique mais allongé sur le côté, pattes arrière levées dans une posture d'abandon ludique. Cette pose inhabituelle évoque les nemurineko (« chats dormeurs »), particulièrement la célèbre sculpture polychrome de Hidari Jingorō (1594-1634) au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō — chat endormi monumental classé Trésor National, devant lequel les pèlerins passent depuis quatre siècles. Le chat tient deux pièces sapèques dorées suspendues à des fils, géométrie rond-carré clairement visible.
À ses pattes repose un petit daruma rouge, figurine en papier mâché représentant Bodhidharma, fondateur du Chan/Zen au VIe siècle. Selon la tradition, Bodhidharma médita neuf années sans bouger jusqu'à perdre l'usage de ses jambes — d'où la forme arrondie sans membres des daruma contemporains. Cette grammaire associe deux porte-bonheur majeurs (le maneki et le daruma) dans une composition unique, soulignant la richesse syncrétique de la spiritualité populaire japonaise.
Cette pièce convient aux collectionneurs avertis qui reconnaissent les références iconographiques complexes. Elle s'installe en vitrine de cabinet d'antiquaire, sur l'étagère d'un amateur de spiritualité orientale, dans le bureau d'un passionné de numismatique asiatique. À recommander aux visiteurs du Tōshō-gū de Nikkō qui connaissent le nemurineko de Jingorō, aux pratiquants du zen Sōtō ou Rinzai qui apprécient l'iconographie de Bodhidharma, aux collectionneurs de pièces kanei tsūhō, et aux amateurs de figurines insolites qui rompent avec les codes standards du maneki assis. Un porte-bonheur composite pour les regards érudits.
- Matière : porcelaine émaillée finition brillante, intérieur creux tirelire
- Fente à l'arrière pour insertion des pièces, bouchon sous la base pour récupération
- Coussin en tissu brocart rouge orné de motifs floraux livré avec la pièce
- Usage : tirelire fonctionnelle, statuette porte-bonheur, décoration de comptoir
- Entretien : chiffon doux légèrement humide, éviter les produits abrasifs
Original : $69.84
-65%$69.84
$24.44Informations sur le produit
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Livraison et retours
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Description
Une tirelire maneki couché tenant deux pièces sapèques chinoises
Avant la modernisation monétaire de l'ère Meiji et l'adoption du yen en 1871, le Japon utilisait depuis le XIIe siècle des pièces de monnaie sapèques (kōsen, 古銭) d'inspiration chinoise — petites pièces rondes percées d'un trou carré au centre, permettant de les enfiler sur un cordon par dizaines ou centaines. La forme rond-carré n'était pas fortuite : selon la cosmologie taoïste, elle représentait l'union du Ciel (rond) et de la Terre (carré). Ces pièces — particulièrement les kanei tsūhō émises de 1626 à 1868 — restent aujourd'hui des amulettes porte-bonheur traditionnelles, vendues dans les sanctuaires sous forme de chapelets.
Cette tirelire est singulière dans la collection : le chat ne se tient pas en posture assise classique mais allongé sur le côté, pattes arrière levées dans une posture d'abandon ludique. Cette pose inhabituelle évoque les nemurineko (« chats dormeurs »), particulièrement la célèbre sculpture polychrome de Hidari Jingorō (1594-1634) au sanctuaire Tōshō-gū de Nikkō — chat endormi monumental classé Trésor National, devant lequel les pèlerins passent depuis quatre siècles. Le chat tient deux pièces sapèques dorées suspendues à des fils, géométrie rond-carré clairement visible.
À ses pattes repose un petit daruma rouge, figurine en papier mâché représentant Bodhidharma, fondateur du Chan/Zen au VIe siècle. Selon la tradition, Bodhidharma médita neuf années sans bouger jusqu'à perdre l'usage de ses jambes — d'où la forme arrondie sans membres des daruma contemporains. Cette grammaire associe deux porte-bonheur majeurs (le maneki et le daruma) dans une composition unique, soulignant la richesse syncrétique de la spiritualité populaire japonaise.
Cette pièce convient aux collectionneurs avertis qui reconnaissent les références iconographiques complexes. Elle s'installe en vitrine de cabinet d'antiquaire, sur l'étagère d'un amateur de spiritualité orientale, dans le bureau d'un passionné de numismatique asiatique. À recommander aux visiteurs du Tōshō-gū de Nikkō qui connaissent le nemurineko de Jingorō, aux pratiquants du zen Sōtō ou Rinzai qui apprécient l'iconographie de Bodhidharma, aux collectionneurs de pièces kanei tsūhō, et aux amateurs de figurines insolites qui rompent avec les codes standards du maneki assis. Un porte-bonheur composite pour les regards érudits.
- Matière : porcelaine émaillée finition brillante, intérieur creux tirelire
- Fente à l'arrière pour insertion des pièces, bouchon sous la base pour récupération
- Coussin en tissu brocart rouge orné de motifs floraux livré avec la pièce
- Usage : tirelire fonctionnelle, statuette porte-bonheur, décoration de comptoir
- Entretien : chiffon doux légèrement humide, éviter les produits abrasifs























